En préambule du choc de dimanche Man U-Chelsea, les Gunners recevaient Bolton ce samedi avec l'espoir de recoller au surprenant Aston Villa, troisième après sa victoire plus tôt dans la journée. Affaiblis par d'innombrables blessures (Fabregas, Silvestre, Gallas, Eduardo, Rossicky,... pour ne citer qu'eux), Arsenal aurait-il les ressources pour se débarasser du faiblard Bolton?
La première mi-temps allait nous laisser plus que sceptiques. Les gunners au jeu rapide déroutant fait de passes courtes et de déplacements incessants étaient restés à la maison et avaient
envoyés à leur place leurs potes lents et frileux, incapables de trouver la profondeur. Donc, 45 minutes passionnantes: passes latérales, passes latérales, attention...passes
latérales...AAAYYYYIII, le stade explose. Bolton, équivalent du Havre en Ligue 1 ( Premier League: meilleur championnat du monde? Mouais...), se contente de dégager et tente de profiter de
quelques maigres contres. Arsenal est pathétique, qui plus est à domicile, avec en point d'orgue un Diaby ombre de lui-même et meilleur joueur... de Bolton. L'arbitre siffle enfin la
mi-temps, nous laissant la possibilité de zapper et d'enfin vibrer devant les frères Scott ou autre série haut de gamme. Mais flute, les 15 minutes de répit touchent à leur fin et en
journaliste conscencieux, il faut s'y remettre ( quand on pense que je suis bénévole, quel courage...oui, auto-congratulation).
La deuxième mi-temps reprend sur le même rythme nous laissant entrevoir le pire. Puis soudain, Wenger sonne l'heure du changement. L'absence de Fabregas laissant un vide énorme dans la
transmission vers l'avant, Arsène replace Nasri dans l'axe en soutien de Van Persie et Adebayor. Nasri beaucoup plus à l'aise que sur l'aile gauche va prendre le jeu à son compte. De plus, Diaby
laisse sa place à Vela, 12 ans et demi comme la moyenne d'âge des gunners. La physionomie de la rencontre change complètement. Les rouges trouvent les intervalles et se projettent enfin vers
l'avant: Van persie touche le poteau après un superbe relais d'Adebayor, tire de peu au-dessus après un long cafouillage,... Bolton en a plein les bottes. Arsenal va-t-il avoir le temps de
marquer? Wenger envoie Bendtner dans la bagarre qui sur sa première touche de balle frappe de la tête...à côté. Mais la deuxième occasion sera la bonne. 84ième minute, Van Persie ( meilleur
joueur de la rencontre) déboule à gauche du but de Bolton et dépose un ballon parfait au deuxième poteau. Bendtner arrive en pleine vitesse et tacle de demi-volée le ballon dans le but: Arsenal
1-0 Bolton. L'Emirates Stadium peut souffler. Bolton tentera bien d'égaliser mais loupera une occasion en or: leur attaquant seul à 8 mètres frappe trop mollement. Heureusement pour les Gunners
le coup de sifflet final retentit, leur défense semblant bien faiblarde.
Arsenal arrache les trois points mais ne rassure pas. Si l'avalanche de blessés constitue une excuse, elle ne justifie pas le manque d'envie affiché pendant deux-tiers de la rencontre. Les homme
de Wenger ne font pas peur et doivent se reprendre très vite si ils veulent rester dans le sillage d'Aston Villa. On imagine l'onde de choc si ils terminaient cinquième, sans Champions League à
la clef. La dernière fois c'était il y a 12 ans avant l'arrivée d'un certain Arsène Wenger...
H.D.
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